vendredi, 17 août 2007
" Parler de soi débarrasse de soi "
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mercredi, 15 août 2007
Parole et silence
L'analyse n'est pas une conversation ni un échange entre le psy et le patient, mais une confrontation entre le patient et lui-même, son passé, son histoire, ses parents, ses douleurs, ses manques, il est important, essentiel même que le psychanalyste ne s'interpose pas. Son silence permet à l'analysant de projeter sur lui toutes les pensées insoutenables et refoulées impossibles à dire à quelqu'un. Le silence du psy facilite donc les projections transférentielles : à quelqu'un qui ne dit rien ou pas grand-chose, on peut prêter toutes les pensées possibles !
Son inconscient, lui, n'oublie pas ?
En effet, l'inconscient ne connaît pas l'oubli. Nous croyons oublier mais notre inconscient garde la trace de tout ce qui nous arrive. Il refoule, dénie ou rejette ce qu'on ne peut élaborer, le conserve ou le tient à notre disposition, prêt à ressurgir dans un symptôme, un rêve, un acte manqué. En outre, il tient une très bonne comptabilité du temps qu passe, des heures et des dates qui le scandent.
C'est ainsi que choses oubliées, refoulées, rejetées, reviennent à la surface, s'offrant à nous pour que nous les vivions, pour nous inciter à nous y perdre ou à les dépasser.
Pour nier la souffrance, il faut nier la vie en soi. La psychanalyse nous fait prendre le risque de souffrir. Elle réveille la vie en nous. Elle réveille le corps.
On intègre mieux sa vie, son corps, son passé, son histoire. On devient capable de souffrir et de ne pas s'installer dans la souffrance. On devient plus humain, plus vivant. C'est effectivement un des buts de l'analyse : nous permettre de vivre notre vie, d'exister dans notre corps tout autant que dans notre histoire. En permettant d'affronter puis de surmonter l'angoisse, l'analyse donne à chacun les moyens de vivre avec les spécificités et les difficultés de sa propre existence. Angoisses comprises.
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Je suis moi-même
L'analyse vous aide à vous cerner dans votre singularité.
Je suis assez proche de la folie, quand j'y pense, mais ma force, c'est justement de le savoir. Et d'avoir pu border, cadrer ces déconnexions grâce à mon psy.
Quand je suis allé chez mon psy, j'avais un poignard dans le coeur, j'agonisais, je me traînais. Quand je l'ai vu, il m'a aidé à retirer le poignard, d'un simple regard, ce qui n'a pas été sans effusion de sang, ni hémorragie et larmes. Ensuite, il faut le temps que la blessure cicatrise. Enfin, à la fin de la cure, c'est vous qui vous regardez naître.
Lorsqu'un homme refuse de reconnaître l'enfant comme étant le sien, si aucun autre homme ne prend la relève pour adopter l'enfant, c'est-à-dire pour le prendre dans son histoire et faire tiers avec sa mère, il est fréquent de rencontrer de profonds sentiments d'abandon associés à une impression constante d'imposture qui peut provoquer une incapacité à trouver sa juste place dans la vie. Défaut d'ancrage dans la réalité, incapacité à se lier, à s'engager, troubles identitaires, soumission étouffante à l'emprise maternelle, pour ne citer que quelques exemles parmi les plus fréquents. L'enfant peine à trouver sa place d'adulte, il lui manque l'ancrage généalogique qui donne des racines et la bouffée d'oxygène qui ouvre l'avenir en dehors des bras aimants de sa mère. Sur ce schéma de base se construit ensuite tout ce que cette non-reconnaissance signifie pour la mère et comment elle le vit dans sa relation avec son enfant.
Elle aide également à aborder les questions identitaires au niveau du genre et de mieux vivre son identité sexuée et ses choix sexuels. Elle permet de sortir des identifications schématiques pour trouver sa propre voix.
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