dimanche, 08 juin 2008
Véro, Véronique
| L'année passée, j'avais, après la lecture d'un article dans un magazine, eu l'idée d'écrire à l'adolescente que j'avais été... La lettre donnait cela : Ma véro, ma petite puce............ Hier, j'ai retrouvé, "par hasard" une photo de moi à cet âge là, avec ma bouille d'enfant, mais aussi déjà le regard qui sait que ça va être coton... Ces temps ci, je me sens aussi effrayée que lors de ces années là. Mon père parti pour une autre vie, en me rejetant la faute de ce qu'il c'était passé, en annoncant que finalement, il n'était pas mon père.... Toutes ces années qui ont suivi. Environ, 35 années... Ce week-end, je ressens bien, à la fois la panique à bord parce que : absolu nécessité pour moi aujourd'hui de me prendre en charge. Plus rien et plus personne n'est là et le chagrin qui va avec...et à la fois la rage et le sentiment d'injustice d'avoir été renié, rejeté, mise de côté. Alors bien sûr tout cela s'est passé il y a longtemps, avec comme rappel ma relation avec B. qui est si similaire..... Le sentiment qu'elle aussi, m'a renié, vit sa vie, assume aujourd'hui avec d'autres, avec une autre. Alors qu'avec moi, c'était caché, secret honteux.... MERCREDI je dois réussir mon exam, je suis pas bien préparée, je ne révise pas. Je n'ai plus rien dans la tête, à part ma confusion mentale décuplée ces temps ci. Dans trois, quatre mois, je n'ai plus d'argent. Obligation de travailler. Et je sens que je bloque de partout. Je sens la rage qui m'habite entre l'envie de m'en sortir et l'envie que l'autre me prenne en charge. Je suis tiraillée. Aucune pensée positive, aucune joie au coeur, je reste seule, je grossis, je m'enferme. Alors ce matin, j'ai envie de prendre par la main Véro, lui dire qu'elle n'est pas seule, que tout cela est injuste, odieux, terriblement dur mais que pour son désir de vivre et d'amour, je vais l'aider, je vais la rassurer. Je vais l'accompagner. Véronique peut se défendre si elle n'oublie pas que Véro n'est pas coupable et qu'elle lui doit assistance.
|
11:53 Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
mercredi, 04 juin 2008
La bougie se consume
| J'ai l'impression de gaspiller ma vie. Le temps qui me reste est comme le sable du sablier. Je le regarde s'écouler. Jour après jour, bloquée, stressée par l'issue finale. Car lorsque le sable aura fini son écoulement, personne ne retournera le sablier. A jeter, le sablier, unique usage... Je ne sais pas ce que je traverse en ces moments. Plus envie de cela, mais envie de quoi à la place ? Je sens la barre dans mon ventre, dans mon dos. Je n'arrive qu'à faire que ce que je dois faire, péniblement. Le reste, ce que j'aurai envie de faire, devrait faire....Reste en suspens... Je chante pour passer le temps
|
20:12 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
mardi, 03 juin 2008
L'appel imaginaire
| J'attends un appel imaginaire qui ne vient pas, qui ne risque pas de venir. Je sais bien qu'il n'y a plus personne derrière. Que mon fantasme de retrouver ce qui m'a si cruellement manqué, ce qui m'a été si violemment retiré...est définitivement perdu. Il n'y a plus de derrière. Juste l'avant avec l'ouverture que cela représente mais aussi cette solitude conscientisée. Je regarde l'annuaire et je cherche son nom. Je vois de nouveaux numéros, une nouvelle vie, une autre vie... Sans moi. C'est normal. La vie continue. Essayer d'arrêter le temps comme je l'ai fais,n'est pas ce que j'ai fais de mieux. Je ne savais pas. j'avais trop mal. Trop peur de retrouver la solitude première, la rupture première, les ruptures sans explications suivantes. Le chagrin m'envahie. Je le laisse faire. Je n'ai plus envie de lutter. Mon corps cri STOP, je l'écoute, je suis effrayée alors je le laisse entre les mains d'un médecin. Je fais confiance. Je ne vais plus avoir de soutien post familial alors je m'inscris dans la société. Je ne vais plus avoir le soutien financier hérité alors je vais vers l'aide sociale comme pour me rassurer. Tout en sachant que ça n'est pas mon histoire. Juste s'inscrire dans un processus de soutien, d'aide, pas de prise en charge. Je suis responsable. L'exam, je vais le résussir, je dois le réussir. L'échec n'a pas de raison d'être, plus de raison. L'hospitalisation, peut-être, on verra. Pour maigrir, je dois là aussi, m'inscrire avec les autres. Seule, c'est trop dur. Le travail viendra et sera bénéfique. L'amitié, je m'y ouvre. Ce chemin vers des personnes qui me correspondent mieux, et que je peux choisir. Les choix moins douloureux à faire, surtout quand ils sont dans le changement, la fin. L'amour, je ne sais pas. J'aimerai avant de vieillir trop, le sentir, le laisser entrer.
|
J'attends un appel qui ne vient pas, qui ne risque pas de venir... Je sais très bien qu'il 'y a plus personne derrière sauf mon espoir de retro
20:21 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note


