mardi, 03 juin 2008

L'appel imaginaire

J'attends un appel imaginaire qui ne vient pas, qui ne risque pas de venir. Je sais bien qu'il n'y a plus personne derrière. Que mon fantasme de retrouver ce qui m'a si cruellement manqué, ce qui m'a été si violemment retiré...est définitivement perdu.

Il n'y a plus de derrière. Juste l'avant avec l'ouverture que cela représente mais aussi cette solitude conscientisée.

Je regarde l'annuaire et je cherche son nom. Je vois de nouveaux numéros, une nouvelle vie, une autre vie... Sans moi. C'est normal. La vie continue.

Essayer d'arrêter le temps comme je l'ai fais,n'est pas ce que j'ai fais de mieux. Je ne savais pas. j'avais trop mal. Trop peur de retrouver la solitude première, la rupture première, les ruptures sans explications suivantes.

Le chagrin m'envahie. Je le laisse faire. Je n'ai plus envie de lutter. Mon corps cri STOP, je l'écoute, je suis effrayée alors je le laisse entre les mains d'un médecin. Je fais confiance. Je ne vais plus avoir de soutien post familial alors je m'inscris dans la société. Je ne vais plus avoir le soutien financier hérité alors je vais vers l'aide sociale comme pour me rassurer. Tout en sachant que ça n'est pas mon histoire. Juste s'inscrire dans un processus de soutien, d'aide, pas de prise en charge. Je suis responsable.

L'exam, je vais le résussir, je dois le réussir. L'échec n'a pas de raison d'être, plus de raison. L'hospitalisation, peut-être, on verra. Pour maigrir, je dois là aussi, m'inscrire avec les autres. Seule, c'est trop dur. Le travail viendra et sera bénéfique. L'amitié, je m'y ouvre. Ce chemin vers des personnes qui me correspondent mieux, et que je peux choisir. Les choix moins douloureux à faire, surtout quand ils sont dans le changement, la fin. L'amour, je ne sais pas. J'aimerai avant de vieillir trop, le sentir, le laisser entrer. 

 

J'attends un appel qui ne vient pas, qui ne risque pas de venir... Je sais très bien qu'il 'y a plus personne derrière sauf mon espoir de retro

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