jeudi, 17 avril 2008

Inspiration

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dimanche, 13 avril 2008

Pas envie de dormir parce que pas envie de vivre demain

Cette blessure
Où meurt la mer comme un chagrin de chair
Où va la vie germer dans le désert
Qui fait de sang la blancheur des berceaux
Qui se referme au marbre du tombeau
Cette blessure d'où je viens

Cette blessure
Où va ma lèvre à l'aube de l'amour
Où bat ta fièvre un peu comme un tambour
D'où part ta vigne en y pressant des doigts
D'où vient le cri le même chaque fois
Cette blessure d'où tu viens

Cette blessure
Qui se referme à l'orée de l'ennui
Comme une cicatrice de la nuit
Et qui n'en finit pas de se rouvrir
Sous des larmes qu'affile le désir

Cette blessure
Comme un soleil sur la mélancolie
Comme un jardin qu'on n'ouvre que la nuit
Comme un parfum qui traîne à la marée
Comme un sourire sur ma destinée
Cette blessure d'où je viens

Cette blessure
Drapée de soie sous son triangle noir
Où vont des géomètres de hasard
Bâtir de rien des chagrins assistés
En y creusant parfois pour le péché
Cette blessure d'où tu viens

Cette blessure
Qu'on voudrait coudre au milieu du désir
Comme une couture sur le plaisir
Qu'on voudrait voir se fermer à jamais
Comme une porte ouverte sur la mort

Cette blessure dont je meurs

 Léo Ferré

Calin chagrin

J'ai envie d'un calin, d'une main, d'un oeil, d'une bouche, d'un cou, d'une hanche, de jambes, d'un cul, d'un sexe, de reins, de bras, de langue sur moi, contre moi, mais rien .......................depuis trop longtemps.....

Un chagrin qui m'accompagne, que j'entretiens peut-être ? Je ne sais plus. J'ai envie de me laisser aller mais comment. La dernière personne dont je suis tombée amoureuse ne veut pas de cet échange. D'un autre d'ailleurs je ne sais pas non plus. Elle m'a dit la semaine dernière que j'avais évolué, que c'était chouette que je prenne bien le peu qu'elle me donne à vivre. Je lui ai répondu qu'en effet, j'étais plus dans la fusion mais que je n'étais pas d'accord avec la relation qu'elle me proposait, à base de quelques sms pour qu'elle se rassure, et d'un café de temps en temps pour qu'elle sorte de sa bulle. J'ai envie de vie extérieure. Mais je n'y arrive pas.

Les autres femmes qui sont passées et qui m'ont fait vibrer, j' ai pas osé.... Je suis à jeter...

Alors je replonge dans Béatrice pour mieux marteler mon chagrin, ma culpabilité............... je ne peux plus reculer mais j'arrive pas à avancer.

 

 Comme jour,
Comme nuit,
Comme jour après nuit,
Comme pluie,
Comme cendre,
Comme froid,
Comme rien,
Comme un ciel déserté,
Une terre sans soleil,
Comme pays perdu
Sans couleur,
Sans clarté,
Sans étoile,
Egarée
Comme épave perdue,
Comme épave perdue,

Comme jour,
Comme nuit,
Comme jour après nuit,
Comme pluie,
Comme cendre,
Comme froid,
Comme rien

Comme épave perdue,
Je me cogne et me brise,
Comme froide,
Comme grise,
Comme rien.
Je suis seule,
Comme froide,
Comme grise,
Comme rien.
Je suis seule...  Barbara

"On pilote son propre avion"

"Je ne peux pas tout dire. On ne dit jamais tout, même en étant le plus sincère possible."

C'es incontournable quand vous voulez être psychanalyste. C'est la colonne vertébrale de toute la formation. Car si mon symptôme - la dépression - avait cédé au cours de la thérapie, il me fallait faire le tour de moi-même. C'est la seule façon de ne pas projeter sur vos patients vos propres désirs, votre propre subjectivité. Vous ne devez pas être encombré de vos propres fantasmes, de vos propres projections et de votre propre histoire. Vous ne devez pas balancer ça sur l'autre !

La psychanalyse est le plus beau cadeau que l'on puisse se faire. C'est une belle rencontre avec soi-même car on y trouve sa propre vérité, une vérité singulière. Le trousseau de clés de sa liberté. Ce que Dolto disait aux enfants, la fameuse phrase "Tu ne viens pas ici pour plaire à ta maîtresse, ni à ta maman, tu viens là pour devenir ce que tu es", on peut l'appliquer aux adultes aussi.

La suggestion est à la mode, mais c'est le contraire de la démarche analytique.

C'est plus facile de vivre avec un autre passionné. On se comprend.

La psychanalyse nous demande de tuer le père - formule un peu rude, un peu catégorique ! Il est vrai que l'on doit devenir adulte, prendre sa place d'adulte...

Avant le temps de l'indépendance, il y a celui de la dépendance.

C'est finalement la même chose sur le divan. Il y a un temps pour la dépendance, un temps pour l'indépendance. Vous devez être dépendant de votre psychanalyste avant de prendre votre envol.

Il n'y a pas d'âge pour commencer une psy. On peut s'y mettre à quatre-vingts ans ?

avoir le désir, la curiosité, de vouloir ne plus souffrir et surtout d'être prêt à changer. C'est le point le plus délicat. En effet, en vieillissant, on peut prendre l'habitude de vivre avec ses symptômes. Certaines personnes vivent dans un univers déformé par leur perception du monde. Les mécanismes de défense qui leur ont permis de survivre à leur jeunesse et à leurs pulsions ont pris de la rigidité et ont organisé pour eux un monde plus ou moins bancal ou pathologique, mais qui leur va. Ils s'y sont faits, au point même qu'il peut leur sembler effrayant de le perdre.

Mais pour qui veut changer, qui accepte de lâcher ses protections symptomatiques, que ce soit pour faire une psychothérapie ou commencer une psychanalyse, l'âge ne fait rien à l'affaire. Certes, en vieillissant, certaines capacités intellectuelles faiblissent, mais la cure fait appel à bien d'autres processus. L'association libre, les rêves, la mémoire du passé, les souvenirs d'enfance... Même à quatre-vingts ans, pour mieux vivre sa vieillesse, pour vivre sa maladie, pour entrer plus sereinement dans la mort, pour pacifier son passé, la démarche n'est pas inutile. Je trouve même que c'est une bien jolie manière de prendre congé de sa vie.

l'imagination, tout au long de mon enfance, m'avait sauvée de certaines situations pénibles, car je suis aussi une hypersensible. Il y avait un lien étroit entre mon anxiété et l'imagination que j'avais entraînée depuis mes plus jeunes années.

J'ai compris, en inspectant une à une les étagères de mon inconscient, la façon que j'avais de déclencher ces salves d'agressivité, en prêtant le flanc aux attaques, en les provoquant inconsciemment. Il y eu des séances très difficiles, où j'étais au bord des larmes et de la crise de nerfs. En partant chez le psy, je me disais : "Aujourd'hui, tiens bon, ne t'effronde pas." Et, quand j'arrivais, je versais des torrents de larmes ! Il m'en a tendu des mouchoirs en papier !

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