dimanche, 09 décembre 2007
Sexualité
| L'adolescence, de remises en questions en révoltes, d'apprentissages en transgressions, le conduira vers les relatives autonomies affectives et sociales du seuil de la vie d'adulte. Qui exige de la part des parents et des adultes sécurité, protection et respect. Le développement naturel de leur propre sexualité infantile, orale, anale ou génitale, a été entravé par la rencontre bien trop précoce avec le désir sexuel d'un adulte, souvent un de leurs parents. Elle sent bien que c'est un de ses problèmes : avoir envie de faire plaisir à l'autre, toujours... Bel exemple de sexualité qui se cache derrière un propos ordinaire. Faire plaisir à l'autre peut vouloir dire banalement lui être agréable, chercher à s'en faire aimer, par exemple. Nous sommes alors dans les relations sociales ou affectueuses de la ie quotidienne. Mais tendez l'oreille ! Ecoutez les mots et vous entendrez autre chose. Faire plaisir à l'autre peut s'entendre comme lui faire le plaisir qu'il attend, lui donner du plaisir. On change de registre et tout bascule dans une dimension érotique de soumission, de complaisance, dans un registre passionnel, pulsionnel, qui déborde largement les relations ordinaires de la vie. On flirte alors avec le tabou de l'inceste ? Lorsque la structure familiale n'est pas équilibrée, l'affleurement du sexuel adulte peut faire effraction dans le monde de l'enfant. Par exemple, la connotation sexuelle de l'expression "faire plaisir" fait irruption dans le discours de Clara lorsqu'elle annonce qu'au lit, elle sait faire des "trucs de professionnelle". On change de registre. Elle en est tout à fait consciente puisqu'elle évoque le climat incestuel de son enfance. L'intrusion du désir paternel dans le monde d'un enfant est chargée d'une telle séduction que l'enfant se voit contraint d'y répondre. Tout enfant veut faire plaisir à ses parents. Tout enfant devrait avoir le droit de vouloir faire plaisir à ses parents sans que la moindre ambiguïté ne s'immisce dans l'échange de plaisirs en question. Comment se voit-on dans le miroir ? L'image que l'enfant a de lui-même tient moins de son reflet dans le miroir que de la façon dont il s'est senti perçu, regardé, voire imaginé par ses parents au moment des étapes cruciales de son développement. La construction de son image tient donc compte des fantasmes parentaux qui ont accompagnés les étapes de maturation que nous venons d'évoquer. |
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Ma première cellulite
Je m'en veux de ne pas savoir maigrir.
Pour reprendre les mots de Virgil, je devrais non seulement redevenir protagoniste de ma propre vie, mais d'abord de mon propre corps ! Alors, je me suis à reprendre le sport, le stretching, la gymnastique, le yoga. Mon corps commençait à m'appartenir. Je me laissais plus en pâture aux autres.
Je pense qu'à ce moment-là, elle pointait du doigt l'inversion de générations, ce réflexe que j'avais de me situer comme une petite fille et de la considérer comme une adulte - bref, ce que mes parents m'avaient fait subir quand j'étais enfant ! Je répétais, ainsi, malgré moi...
Car la sexualité n'est pas le sexe !
Eh oui. La sexualité n'est pas que le sexe ! C'est bien plus large et bien plus complexe. La sexualité, c'est le rapport à la vie, au désir, au plaisir, à l'amour, à la mort. Autrement dit à la jouissance. La sexualité, c'est le mouvement même de la vie, avec ses paradoxes, ses conflits, ses forces noires et ses élans fous.
Le sexe, c'est la génitalité au sens large, c'est-à-dire les relations sexuelles physiques ou imaginaires telles que les pratiquent ou les fantasment les adultes. Même sans évoquer nécessairement orgasmes, positions, pannes ou extases, on laisse parler de sa sexualité en évoquant son enfance, son rapport au désir, les amours généralement contrariées pour le père ou la mère, etc. Ainsi, par exemple, la sexualité infantile peut prendre une place importante pendant la cure.
Il entre dans la période de latence censée lui libérer suffisamment l'esprit pour qu'il puisse investir à fond l'école et les apprentissages fondamentaux : lire, écrire, vivrer avec les autres.
Pendant cette période, qu'on dit aussi période de latence, la plus grande partie des curiosités de l'enfant ne se tourne plus vers son corps mais s'oriente vers les savoirs, les apprentissages et les relations amicales.
Cela va durer jusqu'à la puberté. Première phase de l'adolescence, la puberté, en le rendant apte à la procréation, va bouleverser son rapport à son corps et à ses parents. Les questions oedipiennes, plus ou moins mises en veilleuse pendant la période de lantence, reviendront en surface et seront, dans le meilleurs des cas, à nouveau dépassées.
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