dimanche, 09 décembre 2007
Ma première cellulite
Je m'en veux de ne pas savoir maigrir.
Pour reprendre les mots de Virgil, je devrais non seulement redevenir protagoniste de ma propre vie, mais d'abord de mon propre corps ! Alors, je me suis à reprendre le sport, le stretching, la gymnastique, le yoga. Mon corps commençait à m'appartenir. Je me laissais plus en pâture aux autres.
Je pense qu'à ce moment-là, elle pointait du doigt l'inversion de générations, ce réflexe que j'avais de me situer comme une petite fille et de la considérer comme une adulte - bref, ce que mes parents m'avaient fait subir quand j'étais enfant ! Je répétais, ainsi, malgré moi...
Car la sexualité n'est pas le sexe !
Eh oui. La sexualité n'est pas que le sexe ! C'est bien plus large et bien plus complexe. La sexualité, c'est le rapport à la vie, au désir, au plaisir, à l'amour, à la mort. Autrement dit à la jouissance. La sexualité, c'est le mouvement même de la vie, avec ses paradoxes, ses conflits, ses forces noires et ses élans fous.
Le sexe, c'est la génitalité au sens large, c'est-à-dire les relations sexuelles physiques ou imaginaires telles que les pratiquent ou les fantasment les adultes. Même sans évoquer nécessairement orgasmes, positions, pannes ou extases, on laisse parler de sa sexualité en évoquant son enfance, son rapport au désir, les amours généralement contrariées pour le père ou la mère, etc. Ainsi, par exemple, la sexualité infantile peut prendre une place importante pendant la cure.
Il entre dans la période de latence censée lui libérer suffisamment l'esprit pour qu'il puisse investir à fond l'école et les apprentissages fondamentaux : lire, écrire, vivrer avec les autres.
Pendant cette période, qu'on dit aussi période de latence, la plus grande partie des curiosités de l'enfant ne se tourne plus vers son corps mais s'oriente vers les savoirs, les apprentissages et les relations amicales.
Cela va durer jusqu'à la puberté. Première phase de l'adolescence, la puberté, en le rendant apte à la procréation, va bouleverser son rapport à son corps et à ses parents. Les questions oedipiennes, plus ou moins mises en veilleuse pendant la période de lantence, reviendront en surface et seront, dans le meilleurs des cas, à nouveau dépassées.
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