mercredi, 28 novembre 2007

Les hommes de ma vie ... Répétition du père

C'est tout de même curieux, ce phénomène de la répétition ! Pourquoi diable cherche-t-on à continuer à souffrir, alors qu'on a souffert tout petit ? Pourquoi répète-t-on ? Aujourd'hui encore je n'ai pas trouvé la réponse.

Plus j'exigeais cet amour, plus il fuyait, bien entendu.

Quand vous êtes petit, vous vous adaptez.

Quand vous saisissez la force de la répétition, dans laquelle vous, mais aussi vos parents, avez été englués, alors la violence s'apaise. Ce que j'ai découvert alors, c'est que mes parents avaient, l'un et l'autre, été privés de leurs propres parents. Mon père, élévé par son oncle - comme moi -, et ma mère, elle aussi privée quasi totalement d'amour. Alors, je me suis dit : " Ils ne pouvaient pas faire autrement. " Et j'ai accepté. La psychanalyse vous aide à deux choses : à devenir tolérant et à éviter de répéter - même si, pour ne pas répéter cette infernale chaîne, j'ai fait le sacrifice, conscient ou inconscient, de la maternité, puisque j'ai subi une hystérectomie...

J'ai beaucoup, beaucoup pleuré la mort de ma mère sur le divan. Ca peut paraître curieux, pour quelqu'un qui n'a pas vécu avec elle. On pourrait croire, rationnellement, que le manque est moins cruel quand vous n'avez pas vécu avec votre mère. En réalité, c'est l'inverse qui se produit. Vous n'avez pas eu votre content d'amour maternel. Le deuil est plus terrible à vivre quand vous avez manqué de votre maman, car vous savez alors que rien ne pourra jamais rattraper et réparer ce manque. Et tout cela réactive, en plus, les séparations et les absences vécues à l'âge tendre.

" Pour l'instant les conflits masquent le deuil. "

J'avais bousillé tant d'histoires d'amour en obéissant à la loi paternelle ou en traquant l'amour dont ma mère m'avait privée. J'exigeais trop de réparatio, trop d'affection. Mes demandes amoureuses étaient surdimensionnées.

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