jeudi, 01 novembre 2007
Le processus de guérison
La psychanalyse permet au patient d'évoluer vers le changement, de l'intérieur. Et lui donne la liberté de choisir son évolution. Le psychanalyste n'a théoriquement aucun projet pour son patient, aucun autre projet que de lui permettre d'en avoir lui-même.
Le travail analytique libère la capacité à souffrir, autrement dit la capacité à élaborer la douleur. Ressentir la douleur et l'exprimer, ce n'est pas suffisant. Il faut en faire quelque chose.
La fréquence des séances maintient l'esprit au travail, sa régularité crée un cadre, une forme, une règle. Et, comme chacun sait, la règle nous tient...
Parler sans regarder, ce n'est plus parler à quelqu'un, c'est pouvoir se laisser aller à parler à soi-même.
J'ai rapidement compris que cette rupture, si douloureuse, cristallisait toutes les ruptures que j'avais vécues dans l'enfance et plus jeune - que j'avais refoulées, occultées, que j'avais vécues parfois sans souffrir, comme un enfant docile que j'étais.
Ma souffrance, extrême à l'époque, provenait d'une difficulté à me révolter contre celui qui m'avait fait du mal. Impossible de ressentir de la colère ! J'étais un enfant observateur, qui engrangeait tout, doté d'une mémoire d'éléphant, ce qui prouve bien à quel point j'étais comme une éponge, que je m'imprégnais de tout sans m'en dégager. Le problème est que j'acceptais tout. J'étais d'une docilité incroyable. Je voulais me faire aimer à tout prix. Même au prix de l'humiliation. Je me suis rappelé toutes les anecdotes de mon enfance...
Comme si quelque chose en moi faisait écran entre moi et la réalité. Et quand j'emploie le terme d'"écran", ce n'est pas par hasard, pour un cinéphile !
09:20 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note



Les commentaires sont fermés.