lundi, 27 août 2007

Le lien entre âme et corps

Si vous vous en sortez, par la parole, par le respect de vous-même, vous la supprimez. L'analyse vous aide à dissoudre la chose, à la transformer en mots. C'est une opération chimique, sans intervention chirurgicale. Vous repérez tous ces mots, ces affects, ces émotions qui se sont déplacés dans le corps, qui se sont fossilisés, transformés en kystes, qui ont enrayé des mécanismes physiologiques. Et, en les repérant, vous parvenez à rétablir l'état de santé du corps. C'est pourquoi, aujourd'hui, quand une petite maladie s'installe dans mon corps, je fais immédiatement le lien avec la tête. Un eczéma, une crise d'urticaire ? Ou des douleurs de ventre ? Je m'interroge sur ce qui a provoqué ce discours du corps.

C'est comme cela que se déclenchent les maladies. Quand on ne veut pas accepter sa souffrance psychique, quand on ne veut pas verbaliser, elle trouve un autre moyen de s'exprimer. C'est ce qui s'était passé avec moi, et c'est pourquoi aujourd'hui je peux le dire : les mots ont dissous la maladie. Et ont sauvé mon corps.

Je ne l'ai jamais dit à ma mère non plus. Je subissais. Et, regardant cela vingt-cinq ans plus tard, cela m'horripilait. Qu'avais-je donc dans la tête ?

Si vous poursuivez, à force de silence, à force d'êre livré à vous-même, vous sortez du bavardage et pénétrez dans une couche plus profonde, dans une autre vérité. C'est comme un déclic. Vous êtes assis sur le toboggan et il faut descendre. Vous vous dites : " Allez, vas-y, lâche-toi ! Il faut y aller, maintenant ! " En fait, je m'apercevais que dans ces conversations de salon, j'avais parlé sans le corps, sans les émotions. Mais les émotions revenaient me fouetter. Et c'est alors que je me suis mise à souffrir, à aimer.

Les séances étaient devenues lourdes. Douloureuses, difficiles. Pendant ces trois années qui restaient,je sortais de là littéralement déglinguée.

Histoire de pouce et de tétine

C'était vrai. Quand vous bavardez, cela ne modifie pas fondamentalement votre être. Mais quand vous vivez les mos dans votre corps, quand vous les faites vibrer dans vos tripes, là, vous commencez à avancer. C'est ce qui se passe sur le divan. C'est avec l'émotion que quelque chose se casse ou se déplace. C'est aussi simple qu'une théorie physique.

" Tu ne t'aurorises pas à te séparer de ta mère "

Tout ce qui parasite votre bonheur, tout ce qui vous bouffe la vie de façon absurde, cette envie d'être à n'importe quelle place mais pas à la vêtre ! Aujourd'hui je suis satisfaite de la mienne.

Je suis à ma taille, à ma place, et j'ai le futur très court. J'ai une visibilité à 360 degrés, c'est une vraie aubaine. Je peux voir les autres, les appréhender. Je suis toujours autant en emphatie, avec une difficulté à prendre du champ et souvent à me libérer par rapport au regard d'autrui, mais ça s'est tout de même vraiment arrangé. Je me laisse plus bouffer.

Aujourd'hui, je peux dire que j'ai payé - certes à prix d'or - ma place et achété ma liberté de femme

J'ai réalisé, ce jour-là, et je réalise toujours à quel point il est important de payer, même chèrement, sa place d'analysant. Le fait de payer casse tout sentiment de dette envers quelqu'un. Aujourd'hui, nous sommes quittes. L'argent est le prix à payer pour la liberté, la vraie.

Votre ventre, a-t-elle dit, exprime un cri.

Je pense profondément que le fait de se laisser transformer en objet par les autres, en petite chose malléable,installe dans le corps la maladie; que la maladie est cette chose au fond de vous - pour reprendre la formule de Marie Cardinal - qui répond à votre statut d'objet.

lundi, 20 août 2007

Fin

J'ai vraiment aimé la discipline intellectuelle que représente la psychanalyse, et l'incroyable aventure que c'est. C'est un voyage sur un divan, et qui dit qu'on ne mérite pas de voyager, qui dit qu'on a pas le droit de faire ça pour soi ? Cette longueur, cette lenteur, c'est si peu valorisé aujourd'hui. Mais on ne guérit pas d'une névrose en six mois. En six mois, on peut supprimer des symptômes, des ongles rongés, mais les causes restent, et ça peut être dangereux.

A la fin de cette anlyse, tout n'était pas réglé, mais je me rappelle avoir dit que j'étais une " femme complète ", que je pouvais faire avec mes morceaux. Je savais que je pouvais vivre sur ce que j'avais compris chez lui, que je pouvais vivre avec la part de souffrance qui restait et que, surtout, j'étais sortie de la confusion, de ce semblant d'ordre normatif qui n'était pour moi que du désordre mental.

Cela justifiait aussi l'importance de cette discipline. Et c'était, croyez moi, très lourd. Trois fois par semaine, c'est énorme et fatiguant ! Voilà pourquoi on parle de travail analytique : c'est un deuxième boulot à plein temps !

Je n'ai jamais mis en doute le fait qu'il m'écoutait. Son écoute était palpable. Matérielle.

Je sortais soulagée mais décomposée de ces séances, avec une impression de " gondolé " - comment le dire autrement ? C'est le terme qui me vient  à l'esprit. C'était cela : je me gondolais, la carrosserie se gondolait, comme si la carapace se fissurait. Une sorte de décompression de César, pour un jeu de mots ! L'image de la petite fille modèle prenait l'eau. Je devenais moi-même et c'était douloureux.

Alors que j'étais dans l'indifférencié, encore petite fille au milieu de toutes ces femme.

C'est au contraire un travail émotionnel, qui naît d'une réconciliation entre le corps et l'esprit.

" On sait que le transfert fonctionne quand,  en séance, on sent son estomac se tordre, on a mal au coeur, on a des sensations physiques. "

suite

La psychanalyse m'a aussi donné le ocurage de devenir un écrivain à part entière, avec tous les risques et les aléas que cela suppose. J'ai quitté l'université en 1998 pour me consacrer totalement à l'écriture. Il y a avait deux possibilités avec l'écriture : en faire un métier ou une maladie. Je ne voulais pas en faire une maladie. Être publiée était déjà un premier pas mais, grâce à l'analyse, j'ai cessé de vivre l'écriture comme une obsession romantique. La psychanalyse m'a beaucoup aidée à ranger les choses dans leurs cases et à cesser de croire que, pour être un bon écrivain, il fallait que j'y pense vingt-quatre heures sur vingt-quatre, et que je souffre. A l'époque, j'ai fait le choix, conscient et apaisé, de faire de l'écriture un métier, qui avait sa place dans ma vie de tous les jours, mais qui ne m'empêchait pas de vivre.

Je me suis raconté à moi-même ma propre histoire. Je me suis dégagée de l'identité que mes parents m'avaient, comme tous les parents, construite. Je me suis rapprochée de moi, et j'étais plus libre pour me rapprocher d'eux. Je les ai mieux compris. Ils sont devenus des personnes, une femme, un homme, pas juste mes parents. Je ne dis pas j'ai trouvé la solution miracle... Il reste des conflits, ce sont des relations en mouvement.

La psychanalyse a été un outil de libération de moi-même. Vous devenez un individu singulier. Je suis restée six ans et demin sur le divan de ce monsieur, à me déconstruire, à me détricoter et me retricoter. La psychanalyse, c'est une auberge espagnole, on y trouve ce qu'on y apporte. Un bon psy ne donne jamais de conseils, il ne sait pas pour vous, même si vous pouve avoir cette impression. Il vous repropose vos phrases, il essaie de vous les faire entendre, il suggère, il reformule. Il essaie de déclencher des associations, ou de regrouper des associations, ou de rapprocher un souvenir avec un mot que vous venez de dire... C'est une relation unique, entre le psy et le patient. On peut la théoriser, mais on ne peut la vivre qu'individuellement.

vendredi, 17 août 2007

" Parler de soi débarrasse de soi "

" Tu as tout pour être heureuse " est une phrase très culpabilisante. Elle enlève toute possibilité de se demander si on est vraiment heureuse, si on a vraiment la vie qu'on voulait. Elle oblige à adhérer à des standarts de bonheur qui n'ont rien de personnel. Elle enferme dans une norme de réussite sociale et affective.
Je me suis allongée deux fois par semaine, et j'ai pleuré ( et aussi ri)  pendant six ans sur le divan de quelqu'un qui entendait mon chagrin.
Un des a-priori sur la psychanalyse veut que ce soit narcissique. Narcissique ? Effectivement, pendant six ans, j'ai parlé de moi. J'ai arrêté d'y penser obsessionnellement pour en parler. Et du coup j'ai parlé de beaucoup d'autres choses. J'ai canalisé mon chagrin, deux fois par semaine. Par voie de conséquence, j'embêtais moins mes amis avec mon moi et mes problèmes. En apprenant à m'écouter, je les écoutais mieux. Quand on se rencontre soi, on est mieux à même de rencontrer l'autre, parce qu'on va mieux, et qu'on s'oublie... Parler de soi débarrasse de soi. Je me suis ouverte, il y avait enfin de la place pour l'autre en moi, sans reproches, sans culpabilité.
J'ai cessé d'écrire sur moi, non que ce soit mal en soi, mais ce moi encombrant m'empêchait d'accéder à une forme, à quelque chose de tenu et d'inventif. J'ai pu passer par des personnages, jouer avec les voix et les niveaux de texte, et m'adresser à cet autre qu'est le lecteur. Du coup, paradoxalement, l'écriture devient à la fois plus personnelle ( quoi de plus banal qu'une névrose, au fond ? )  et plus universelle. En parlant sur le divan de mes problèmes, en les cernant, en les mettant à leur juste place,je cessais aussi de considérer l'écriture comme une thérapie, et j'étais plus ouverte au plaisir de l'autre.

mercredi, 15 août 2007

Parole et silence

L'analyse n'est pas une conversation ni un échange entre le psy et le patient, mais une confrontation entre le patient et lui-même, son passé, son histoire, ses parents, ses douleurs, ses manques, il est important, essentiel même que le psychanalyste ne s'interpose pas. Son silence permet à l'analysant de projeter sur lui toutes les pensées insoutenables et refoulées impossibles à dire à quelqu'un. Le silence du psy facilite donc les projections transférentielles : à quelqu'un qui ne dit rien ou pas grand-chose, on peut prêter toutes les pensées possibles !

Son inconscient, lui, n'oublie pas ?

En effet, l'inconscient ne connaît pas l'oubli. Nous croyons oublier mais notre inconscient garde la trace de tout ce qui nous arrive. Il refoule, dénie ou rejette ce qu'on ne peut élaborer, le conserve ou le tient à notre disposition, prêt à ressurgir dans un symptôme, un rêve, un acte manqué. En outre, il tient une très bonne comptabilité du temps qu passe, des heures et des dates qui le scandent.

C'est ainsi que choses oubliées, refoulées, rejetées, reviennent à la surface, s'offrant à nous pour que nous les vivions, pour nous inciter à nous y perdre ou à les dépasser.

Pour nier la souffrance, il faut nier la vie en soi. La psychanalyse nous fait prendre le risque de souffrir. Elle réveille la vie en nous. Elle réveille le corps.

On intègre mieux sa vie, son corps, son passé, son histoire. On devient capable de souffrir et de ne pas s'installer dans la souffrance. On devient plus humain, plus vivant. C'est effectivement un des buts de l'analyse : nous permettre de vivre notre vie, d'exister dans notre corps tout autant que dans notre histoire. En permettant d'affronter puis de surmonter l'angoisse, l'analyse donne à chacun les moyens de vivre avec les spécificités et les difficultés de sa propre existence. Angoisses comprises.

 

Je suis moi-même

L'analyse vous aide à vous cerner dans votre singularité.

Je suis assez proche de la folie, quand j'y pense, mais ma force, c'est justement de le savoir. Et d'avoir pu border, cadrer ces déconnexions grâce à mon psy.

Quand je suis allé chez mon psy, j'avais un poignard dans le coeur, j'agonisais, je me traînais. Quand je l'ai vu, il m'a aidé à retirer le poignard, d'un simple regard, ce qui n'a pas été sans effusion de sang, ni hémorragie et larmes. Ensuite, il faut le temps que la blessure cicatrise. Enfin, à la fin de la cure, c'est vous qui vous regardez naître.

Lorsqu'un homme refuse de reconnaître l'enfant comme étant le sien, si aucun autre homme ne prend la relève pour adopter l'enfant, c'est-à-dire pour le prendre dans son histoire et faire tiers avec sa mère, il est fréquent de rencontrer de profonds sentiments d'abandon associés à une impression constante d'imposture qui peut provoquer une incapacité à trouver sa juste place dans la vie. Défaut d'ancrage dans la réalité, incapacité à se lier, à s'engager, troubles identitaires, soumission étouffante à l'emprise maternelle, pour ne citer que quelques exemles parmi les plus fréquents. L'enfant peine à trouver sa place d'adulte, il lui manque l'ancrage généalogique qui donne des racines et la bouffée d'oxygène qui ouvre l'avenir en dehors des bras aimants de sa mère. Sur ce schéma de base se construit ensuite tout ce que cette non-reconnaissance signifie pour la mère et comment elle le vit dans sa relation avec son enfant.

Elle aide également à aborder les questions identitaires au niveau du genre et de mieux vivre son identité sexuée et ses choix sexuels. Elle permet de sortir des identifications schématiques pour trouver sa propre voix.

mercredi, 08 août 2007

Des signes

J'étais là dans la surinterprétation. Mais n'est-ce pas le lot de tout nouvel analysant que de trop en faire au départ ?

" Ce jour là, vous avez risqué gros. Vous avez risqué d'être abandonnée une seconde une seconde fois."

Plus le silence est dur, plus belle est la révélation.

La force de me connaître, la force de la certitude. Et moi, l'éternelle adolescente, qui doutais en permanence, je pouvais alors agir.

L'effet de l'analyse : aller calmement, jusqu'au bout. Déboulonner les idoles, les images, et aller jusqu'au bout de mon désir...

Moi qui n'osais pas aimer, enfin je me permettais de m'attacher sans condition, sans angoisse.

Vous avez un discours différent selon que vous parlez à votre petite amie, à vos cousins, à votre tante. Le discours s'adapte à celui qui l'écoute et vous éloigne de votre propre vérité.

Nous sommes certes tous les produits du hasard, mais quand vous n'avez pas intégré votre légitimité à exister, ce hasard se transforme en absurdité et peut vous rendre fou.

Il y avait tant de barrières entre nous. Comment les rétablir ? ça n'est pas possible et ça m'a apaisé. ça s'appelle l'acceptation de la réalité, n'est-ce pas ? Avant, j'en voulais à la terre entière. En voiture, si quelqu'un me coupait la priorité, ça pouvait me plonger dans une fureur folle ! J'aurais été capable de zigouiller le type en voiture. Aujourd'hui, je me calme.

L'analyse vous aide à vous cerner dans votre singularité.

Je suis assez proche de la folie, quand j'y pense, mais ma force, c'es justement de le savoir. Et d'avoir pu border, cadrer ces déconnexions grâce à mon psy.

Des bienfaits de la cure

Certains d'entre nous ne découvrent d'ailleurs la charge ou la fragilité de leurs liens familiaux qu'au moment de devenir parents eux-mêmes. Ou alors la maladie, la mort, les accidents ordinaires de la vie font percevoir la lourdeur d'un attachement, la complexité d'une relation, que le classique respect parental empêchait de reconnaître.

Dès le plus jeune âge. Dès les premiers fantasmes. On ne peut survivre aux premières angoisses et aux multiples frustrations de l'existence si on n'est pas capable de créer de la vie autour de nous. Fantasmatiquement, bien sûr, puis concrètement, par le jeu et le rêve et toutes les activités qui mettent en scène notre capacité à rêver et à agir.

Par le jeu, le petit enfant expérimente ses premières capacités à créer : il invente, transforme, imagine. Il crée le monde dans lequel il peut vivre et se console ainsi de bien des douleurs ordinaires de la vie. Si nous n'étions pas capables de le créer, le monde serait un mur contre lequel nous nous heurterions trop souvent. La puissance créatrice de l'enfant est totale. Elle lui permet d'utiliser tous les potentiels et de faire le lien entre tout ce qu'il découvre et subit.

Ensuite, cette fabuleuse fonction émotive et intellectuelle peut s'émousser, voire s'éteindre; l'angoisse prend le dessus. Cest toutefois en créant qu'on peut transformer l'énergie psychique de l'angoisse en espoir. Le processus est celui de la réparation, des fantasmes réparateurs : il permet de recycler la violence intime.

On peut dire que la psychanalyse permet de devenir soi-même et d'en profiter avec les autres.

Je me posais beaucoup trop de questions, avec ce sentiment aussi qu'on est dans une impasse, qu'on ne pourra pas s'en sortir seul. C'est l'âge où l'on commence à devenir adulte, les gens autour de vous fondent une famille... Pour tout ça, moi, j'ai un certain retard, c'est sûr. Donc, j'étais immergé dans un mal-être, un sentiment de confusion.

Un  lieu où personne ne vient vous déranger, où vous êtes vous-même.

Souffrir quand on est en deuil.

Il reste des êtres frappés à mort...

Sortir de l'emprise

La pulsion de mort nous habite et nous procure l'intense satisfaction du pire. Et ce depuis notre plus tendre enfance. On peut voir l'action de la pulsion de mort dans l'emprise maternelle et dans toutes les forces qui nous tiennent car nous tenons à elles. Les addictions illustrent très bien ces nécessités vitales qui sont autant de rendez-vous avec la mort.
Seule la cure analytique permet de sortir de l'emprise du mal et de la jouissance du pire qui nous constitue en partie et qui peut nous inhiber ou nous manipuler de façon radicale.
Elle peut même sembler incohérente, surréaliste, passer du coq à l'âne, enchaîner des idées à des impressions, des souvenirs et des projets, le passé et l'avenir. Il ne s'agit ni de convaincre ni d'expliquer, ni de relater ni d'argumenter, mais de laisser surgir ce qui vient lorsqu'on veut parler d'un rêve ou de ce qui s'est passé depuis la séance précédente. Là est la difficulté. S'émanciper de la nécessité d'un récit structuré, accepter de perdre la maîtrise de son propos, ne plus organiser ou contrôler l'expression de ses émotions, accepter d'exprimer des pensées plus ou moins floues, incongrues ou désagréables. Laisser parler son inconscient.
Une parole qui sort du récit logique, qui se laisse aller à elle-même, peut laisser remonter à la surface ce que notre pensée consciente contrôle, rejette ou refoule.
Freud a montré que nos erreurs, lapsus, oublis, portaient en eux la trace de nos désirs inconscients. Et qu'en laissant libre la parole, ils pouvaient émerger.
Je pense que la psychanalyse nous permet de mieux résister à nos angoisses fondamentales et de mieux vivre avec notre histoire. Elle libère nos capacités à vivre notre vie, de manière créative et féconde, ancrée dans la réalité, au plus près de notre désir et de nos choix.

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