mardi, 31 juillet 2007

Il y a confusion

L'amour c'est l'oubli de soi.

Au contraire, ce qui pousse une fille vers un garçon, un garçon vers une fille, c'est le besoin de satisfaire le besoin le plus personnel. Lorsque cet appétit est réciproque, il donne naissance, chez l'un et l'autre partenaire, à un état nerveux particulier qui leur fait éprouver un intense bien-être à se retrouver, à rester ensemble, à se parler, à se regarder, à penser l'un à l'autre, sans même aller jusqu'à l'accomplissement de l'acte sexuel. Ou même après. C'est ce que nous nommons le bonheur. Mais que l'un des deux veuille rompre cette harmonie, s'évader de cette intimité, l'autre alors, défendant son propre bonheur sans aucun souci de celui de son partenaire, devient semblable au lion à qui on voudrait arracher sa part de gazelle. Sa férocité peut aller jusqu'au meurtre. Le ressort d'un tel comportement est un égoïsme sauvage. C'est le contraire même de l'amour.

L'amour est l'oubli de soi. Il n'a pas besoin d'être partagé, car il ne désire que donner. Mais s'il est réciproque, si chacun des partenaires reçoit autant qu'il donne, alors peut s'établir entre eux une véritable félicité que rien d'extérieur ne menace. L'amour véritable engendre le bonheur vrai. Mais pour que cet amour véritable s'établisse, il faut que les deux êtres qui forment le couple aient des physiologies qui soient en harmonie, des mones mentaux qui puissent communiquer, des goûts qui s'accordent et se complètent, des désirs synchrones, des éducations semblables ou voisines. Et que chacun d'eux ait suffisamment de qualité d'être pour penser d'abord à l'autre, avant de penser à lui.

Une telle rencontre est rarissime. Elle a, en tout cas, peu de chances de se produire sous l'effet de ce que nous nommons d'habitude l'amour, qui fausse le jugement, rend aveugle à l'évidence et sourd à la vérité, et fait se précipiter l'un vers l'autre les êtres les moins faits pour se donner réciproquement une satisfaction durable.

lundi, 30 juillet 2007

La faim du tigre

C'est une organisation totalement indépendante de sa conscience et de ses décisions qui le maintient en vie. Son intelligence est trop faible, son attention trop instable, son ignorance trop grande pour qu'il puisse assurer cette tâche, même pendant quelques instants. Si un individu devenait tout à coup responsable de son corps, celui-ci sombrerait aussitôt dans le désordre et la décomposition.

 L'être humain n'a qu'une apparence de vie autonome. Son  existence individuelle est une supercherie.

Barjavel ( La faim du tigre).

 

va falloir que ça cède !

Le mois de juillet tire à sa fin, enfin ! mauvais trip. Ai fini l'année scolaire dans le chagrin et la colère. Le deuil a fait son chemin. Mon corps est lourd, usé, douloureux. Je ne peux plus...............

Mercredi c'est le 1er aout et comme mon esprit parfois mathématique aime, j'espère un sursaut... Je dois faire de ce mois un mois bénéfique. Sur le plan mental, physique et spirituel. Un peu de joie sans savoir où la trouver tellement je suis triste.....

vendredi, 27 juillet 2007

suite

Je ne peux pas tenir rigueur aux êtres de la souffrance que je ressens à cause des illusions qu'ils me font perdre. Je sens trop que c'est mon besoin d'absolu qui les a rendus transparents et plus vrais qu'ils ne sont. En chacun j'ai vu le diamant qui se cache sous ses formes et pour ce diamant qui se cache en eux je les aime. Mais à cause de la caricature que fait son image à travers la paroi louche je souffre.

Je continue à être sure que je dois chercher à vivre à l'extérieur comme je suis à l'intérieur. C'est ma seule certitude de vérité. Elle ne m'apporte pas les joies que je crève d'envie de conquérir mais si je truquais je me mépriserais et je ne pourrais pas goûter des joies indignement conquises. Il n'y a pas d'issue dans ce drame qui est décidément ma condition.

Je t'aime beaucoup. Si à des moments je t'ai aidé et si quelquefois cela me paraissait dur de ne pas te sentir assez fort pour pouvoir te demander la réciprocité, maintenant tu me le rends bien, aujourd'hui c'est toi qui m'a fait du bien.

                                                                   Françoise (Dolto)

Enfin

Si tu pouvais comprendre comme cela me fait du bien de sentir que tu me devines si bien, moi dont le rôle est toujours de comprendre les autres pour les aider et qui me sens si seule. On pourrait croire que cela satisfait une certaine vanité de servir ainsi aux autres de secours et de lucidité : on se tromperait pour moi. Je sais bien que je dois faire quelque chose pour avoir la dignité de vivre et que je suis faite pour répandre une certaine paix, pour laisser dans mon sillage calme les êtres blessés se reposer même quand j'étais enfant mes camarades inquiètes ou instables, même plus âgées que moi étaient attirées à se confier à moi. Il doit y avoir un certain ensemble de courbes claires et sombres dans le visage et dans le mouvoir des êtres qui les destine ainsi à ce rôle. Qui pourrait refuser ce qu'on vient lui demander si cela ne lui ôte rien de le donner. Mais si cela n'ôte rien cela n'enrichit pas non plus. C'est ainsi. C'est dans l'ordre. On est le pantin et un autre tire les ficelles. Mais moi, moi, est-ce que je ne pourrais pas moi aussi avoir un autre bonheur que seulement celui de faire le bonheur des autres ou de soulager leurs malheurs.

Je ne refuse pas de jouer mon rôle je fais même de mon mieux pour y être experte et ne pas tromper la confiance qu'on me fait, mais cela ne me suffit pas, et cela ne flatte même pas ma vanité. Je sais si bien que je ne sais rien, je sens si bien que ce que je donne est si peu à côté de ce qu'on voudrait recevoir et à côté de ce qu'on attend de moi. Si seulement je pouvais me croire indispensable comme d'autres mais je n'ai même pas cette illusion-là. Tu es gentil de faire attention à moi et surtout de me secourir par ton amitié. J'ai beaucoup cru dans l'amitié. Parce que celle que je donne est d'une très grande stabilité je pensais que je pouvais croire dans les êtres élus. Mais ils sont mouvants et charnels aussi l'amitié suit les lois de leur mouvance et de leur chair. Je les aime tels mais je souffre.

mercredi, 25 juillet 2007

décidement

le texte précedent est tronqué.............Décidement dès que j'aborde l'amour ça coince.................Désolée..............

L'amour

L'amour
De Jiddhu Krishnamurti


(...) Avez-vous jamais trouvé une certitude dans vos rapports humains ?(…) Nous désirons cet appaisement lorsque nous aimons et que nous voulons qu'on nous aime en retour ; mais deux personnes peuvent-elles s'aimer lorsque chacune d'elles est à la recherche de sa propre sécurité, selon sa voie particulière ? On ne nous aime pas, parce que nous ne savons pas aimer.
Qu'est-ce que l'amour ? Ce mot est si galvaudé et corrompu, que je n'ose à peine le prononcer (…) L'amour pourrait bien être l'ultime solution à toutes les difficultés des hommes entre eux, à leurs problèmes, à leur peine, mais comment nous y prendre pour savoir ce que c'est ? En le définissant ? L'Eglise le définit d'une façon, la société d'une autre, et il y a, en outre, toutes sortes de déviations et de perversions : adorer quelqu'un, coucher avec quelqu'un, échanger des émotions, vivre en compagnie, est-ce cela que nous appelons l'amour ? Mais oui, c'est bien cela, et ces émotions sont, malheureusement si personnelles, si sensuelles, si limitées, que les religions se croient tenues de proclamer l'existence d'un amour transcendental.
En ce qu'elles appellent l'amour humain, elles constatent du plaisir, de la jalousie, un désir de s'affirmer, de posséder, de capter, de dominer, d'intervenir dans la pensée d'autrui, et voyant toute cette complexité, elles affirment qu'existe un autre amour, divin, sublime, infrangible, impollué.
Des hommes saints partout dans le monde soutiennent que regarder une femme est mal ; qu'il est impossible de se rapprocher de Dieu si l'on prend plaisir à des rapports sexuels ; et, ce faisant, ils refoulent leurs désirs qui les dévorent. En niant la sexualité, ils se bouchent les yeux et s'arrachent la langue, car ils nient toute la beauté de la terre. Ils ont affamé leur cœur et leur esprit (…)
Peut-on diviser l'amour en amour sacré et profane, divin et humain, ou est-il indivisible ?(…) Lorsque l'on dit : « Je t'aime », est-ce que cela exclue l'amour pour d'autres ? L'amour est-il personnel ou impersonnel ? Moral ou immoral ? Est-il réservé à la famille ? Et si l'on aime l'humanité, peut-on aimer une personne ? Est-ce un sentiment ? Une émotion ? Un palisir ? Un désir ?
Toutes ces questions indiquent, n'est-ce pas, que nous avons des idées au sujet de l'amour, des idées sur ce qu'il devrait être ou ne pas être (…)

Je me dis : « Commence par te vider de cette confusion ; alors peut-être découvriras-tu ce qu'est-l'amour par le truchement de ce qu'il n'est pas. »
L'Etat nous dit d'aller tuer par amour de la patrie. Est-ce cela l'amour ? La religion nous dit de renoncer à notre sexualité par amour pour Dieu. Est-ce cela l'amour ? (…)

Vous prétendez aimer votre femme (…) Vous avez besoin de cette femme qui vous a donné son corps, ses émotions, ses encouragements, un certain sens de sécurité et de bien-être. Puis, elle se détourne de vous, par ennui, ou pour partir avec quelqu'un, et tout votre équilibre est détruit. Ce désagrément, vous l'appelez jalousie ; il comporte une souffrance, une inquiétude, de la haine, de la violence. Ce qu'en réalité vous dites à votre femme c'est : « Quand vous m'appartenez je vous aime, dès l'instant que vous ne m'appartenez plus je vous hais. Tant que je peux compter sur vous pour satisfaire mes exigences, sexuelles et autres, je vous aime ; dès que vous cessez de me fournir ce que je demande, vous me déplaisez. » Voici crées en vous deux antagonismes et un sens de séparation qui excluent l'amour. Si, cependant, vous pouvez vivre avec votre femme sans que la pensée crée ces états contradictoires, sans entretenir en vous-mêmes ces perpétuelles querelles, alors peut-être, peut-être, saurez-vous ce qu'est l'amour, et vous serez libre, et elle le sera aussi, car nous sommes esclaves de la personne dont dépendent nos plaisirs. Ainsi lorsqu'on aime, il faut être libre, non seulement de l'autre personne, mais par rapport à soi (...)

Ne savez-vous pas ce que veut dire aimer réellement une personne, sans haine, ni jalousie, ni colère, sans vouloir vous mêler de ce qu'elle fait ou pense, sans condamnation ni comparaison ? (…) Lorsqu'on aime, compare-t-on ? Lorsqu'on aime de tout son cœur, de tout son corps, de son être entier, compare-t-on ? (…)

Lorsque les parents éduquent leurs enfants en vue de les adpater à la société, ils perpétuent les conflits, les guerres, la brutalité. Est-ce cela que vous appelez protection et amour ? Protéger l'enfance avec amour, c'est se comporter à la façon du jardinier qui soigne ses plantes, les arrose, étudie avec douceur et tendresse leurs besoins, le sol qui leur convient le mieux (…)
Lorqu'on perd un être aimé, on verse des larmes. Sont-elles pour vous, ou pour la personne qui vient de mourir ? (…) Pleurer sur soi, est-ce de l'amour ?

(…) Vous verrez que la peur n'est pas l'amour, que la jalousie n'est pas l'amour, que la possession et la domination ne sont pas l'amour, que la responsabilité et le devoir ne sont pas l'amour, que se prendre en pitié n'est pas l'amour, que la grande souffrance de ne pas être aimé n'est pas l'amour. L'amour n'est pas plus l'opposé de la haine que l'humilité n'est l'opposé de la vanité. Si donc vous pouvez éliminer toutes choses, non par la force mais en les faisant disparaître à la façon dont la pluie lave les feuilles chargées de la poussière de nombreuses journées, peut-être rencontrerez-vous cette étrange fleur à laquelle, toujours, les hommes aspirent.
Tant que vous n'aurez pas d'amour, non en petite dose mais en grande abondance, tant que vous n'en serez pas remplis, le monde ira vers des désastres. Vous savez cérébralement que l'unité de l'homme est essentielle et que l'amour est la seule voie. Mais qui vous apprendra à aimer ? Est-ce qu'aucune autorité, aucune méthode, aucun système vous diront comment aimer ? Si qui que ce soit vous le dit, ce n'est pas l'amour (…)

Peut-on entrer en contact avec l'amour sans discipline, ni impositions, ni livres sacrés, ni le secours de guides spirituels, et même sans l'intervention de la pensée ? Le rencontrer en somme, à la façon dont on aperçoit soudain un beau coucher de soleil ? Une chose me semble-t-il est nécessaire à ce sujet : une passion sans motif, une passion non engagée, et qui ne soit pas d'ordre sensuel. Ne pas connaître cette qualité de passion c'est ne pas savoir ce qu'est l'amour, car l'amour ne peut prendre naissance que dans un total abandon de soi. Rencontrer l'amour sans l'avoir cherché est la seule façon de le trouver : le rencontrer sans s'y attendre (…)

L'amour est toujours neuf, frais, vivant. Il n'a pas d'hier et pas de lendemain. Il est au delà des mêlées qu'engendre la pensée. Seul l'esprit innocent sait ce qu'est l'amour (…)

Aller au delà de la pensée et du temps, c'est se rendre compte qu'il existe une autre dimmension qui s'apelle l'amour. Ne sachant pas comment atteindre cette source extraordinaire, que faites-vous ? Rien, n'est-ce pas ? Absolument rien. Dans ce cas, vous voilà intérieurement complètement silencieux. Comprenez-vous ce que cela veut dire ? Cela veut dire que vous ne cherchez plus, que vous ne désirez plus, que vous ne poursuivez plus rien, bref, qu'il n'y a plus de centre du tout. Alors l'amour est là.


Tiré du livre “Se libérer du connu” de Jiddhu Krishnamurti, ed.Stock+Plus

mardi, 24 juillet 2007

" La féminité est une receptivité active "

" La féminité, c'est un accueil et une réceptivité en action ". Trop de femmes reproduisent le schéma de la petite enfance, où l'on reçoit passivement l'affection des parents sans même savoir que l'on en est séparé. Aptes à accueillir l'homme dans leur coeur et leur esprit, elles ne savent pas l'accueillir dans leur sexe. Leurs mères ne leur ont pas transmis que lla rencontre des sexes se faisait à l'intérieur de leur corps et nécessitait, pour être une vraie rencontre, le désir d'être pénétrée. Résultat : ne sachant pas ressentir cet appel, et encore moins le manifester, elles restent dans la peur du sexe masculin, se laissent faire l'amour plutôt qu'elles ne le font. Difficile d'avoir une sexualité épanouie si vos parents ne vous ont pas fait sentir combien la sexualité pouvait dynamise ! Car là est le secret : féminin et masculin sont des forces de vies très puissantes. L'homme doit savoir se ressourcer dans le corps de la femme, y nourrir sa part de féminité, pas seulement s'y décharger de ses tensions intérieures. La femme, elle, doit oser exprimer son désir de la pénétration et en ressentir les bienfaits. Contrairement aux idées reçues, la réceptivité féminine n'est pas passive. Quand une femme comprend cela, elle entre dans un autre monde, celui de sa vie d'adulte." Danièle Flaumenbaum - gynécologue.

 ça m'a parlé. Je me rends compte de plus en plus que malgrè mon énorme décalage du aux traumatismes et la peur qui a en a suivi, j'ai toujours su cela..... maintenant il me reste qu'à le receptionner....... Sacré boulot.......

lundi, 23 juillet 2007

Qui je suis ????? garçon manqué, fille réussie .... Femme !!!!

Je suis l'enfant qui cherche la Vérité. A la restituer. A me faire reconnaître. A être une femme. A le devenir enfin......Une méprise sur ma personne.

 

Je construis un mur contre les autres. Les autres. Leurs lèvres. Leurs yeux qui cherchent sur mon corps une trace de ma mère, un signe de mon père. Être séparée toujours de l'un et de l'autre. Porter une identité de fracture. Se penser en deux parties. J'aurais toujours à m'expliquer. A me justifier.  Nina Bouraoui (Garçon manqué).

 

 

 


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dimanche, 22 juillet 2007

L'amour déçu

L'amour déçu............ Le premier : ma mère, j'ai sentie son malheur, son état dépressif comme tout bébé qui se respecte........De manière inconsciente, bien sûr mais aujourd'hui " LA MORSURE DE L'INCONSCIENCE EST INDECENTE "..

Je suis toujours dans le même état quarante ans après à une difference près et esentielle : aujourd'hui je sais. Je sais qu'elle ne pouvait pas faire autrement,me donner plus,  me protéger, m'aider.....Elle était démunie, perdue, si marquée déjà. Mais je sais aussi et ça je dois me le répéter à chaque fois que je me massacre : que je ne pouvais rien faire pour elle. Je ne pouvais ni la sauver, ni la rendre heureuse. Encore aujourd'hui comme ce matin quand elle m'appelle, je règle ses petits problèmes mais je ne peux pas plus , pas répondre à son immense solitude dans laquelle elle s'est enfermée, soulager la douleur physique terrible où elle est. Elle nous relie à chaque fois avec plaisir ( sadique ??? ) " tu es comme moi ". Ce matin j'ai souri, d'habitude ça me fait frémir. Mais en effet j'ai maintenue la fidélité à cet amour jusqu'à me couper des autres, de moi, jusqu'à être dans la même douleur physique, au même endroit, le ventre et le dos...........Là où le lien se fait, là où il s'est défait un jour de décembre très brutalement.....Et depuis je conserve ce lien.... Je le transporte sur d'autres femmes, mais c'est la même chose..... Une mission impossible à réussir, une attente, une non réponse, une déception, une colère, de la rage et puis des kilos entre trop à chaque coups...... Là depuis jeudi, avec Béa je sens ça.........Béa n'est qu'un paravent devant cet immense chagrin d'avec ma mère............et d'avec mon père aussi...............Mais ça c'est une autre histoire...........

 

 

 

 

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